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Articles sponsorisés, la porte d‘entrée des publicitaires

Pour gag­n­er en vis­i­bil­ité, cer­tains pub­lic­i­taires agran­dis­sent leurs con­tenus en pro­posant pro­gres­sive­ment des annonces qui ressem­blent à des con­tenus éditoriaux.
Ces nou­veaux arti­cles pub­lic­i­taires, appelés “Brand con­tent”, repren­nent les codes et le vocab­u­laire du jour­nal­isme, ce qui peut créer la con­fu­sion chez le lecteur. Si sur inter­net, le sub­terfuge est indiqué par l’annonceur, il l’est beau­coup moins dans la presse écrite, notam­ment dans les mag­a­zines féminins.

La pra­tique, bien que dif­férente d’un véri­ta­ble tra­vail jour­nal­is­tique, gomme pro­gres­sive­ment la fron­tière entre les deux mon­des. En 2012, le quo­ti­di­en améri­cain New York Times a lancé l’Idea Lab, un ser­vice spé­cial­isé dans la rédac­tion d’articles spon­sorisés reprenant la charte graphique du journal.

Des sites tels que Buz­zfeed ou le groupe Webe­dia (qui pos­sède entre autre les sites Purepeo­ple et Pure­me­dia) sont financés en grande par­tie par le brand con­tent. Selon le jour­nal Le Monde, le pure-play­er à des­ti­na­tion des jeunes Melty.fr a dégagé la moitié de son chiffre d’affaire de 2012 (21 mil­lions d’euros, ndlr) grâce aux con­tenus sponsorisés.

Mal­gré la pres­sion économique, les jour­nal­istes man­i­fes­tent leur mécon­tente­ment con­tre ce mélange des gen­res. Ce fut le cas en mars 2015 où la rédac­tion du quo­ti­di­en Les Echos s’est insurgé con­tre l’intrusion de la pub­lic­ité au sein du fil Twit­ter de la rédaction.